‹ Mémoires d'un vieux souChapitre 17 sur 20 · PROSPECTUS · texte numérisé non relu

PROSPECTUS

Le succès de la Bibliothèque Blette a diîpassé toutes nos espérances. Nous u'avous encore publié que l'.ix romans de cette collection , et déjà les plus nombreuses el les plus vives marques de sympathie sont venues nous encourager à faire plus encore, c'est-à-dire à publier quatre romans par mois , au lieu de deux ou trois , comme nous nous y étions engagés tout d'abord.

Ce succès, peut-être sans précédent dans l'histoire de la librairie, nous l'expliquons par le soin que nous avons apporté à la mi^e en œuvre de ces romans de chevalerie, texte, illustrations, lettres ornées, format, carcctcre, etc. Nous l'expliquons surtout par l'à-propos merveilleux de celte publication.

Oii pourrait-on voir, en effet, une plus grandiose analogie qu'entre les prouesses épiques des chevaliers du Moyen-Age , des preux du roi Artus et du roi Charlemagne, et les héroïques faits d'armes ùe nos soldats, qui continuent si bien les traditions glorieuses des soldats de la République et de l'Empire ? C'est la même fougue, la même vaillance, le même mépris de la mort, la même soif de gloire, le même bonheur aussi, il faut le dire avec empres-sement. l^à et là, ce sont des

héros qui combattent cl qui Nuiiiquent. Le Moniteut inscrit les noms des champions modernes : la Biblio thèque Bleui enregistre les litres des champions d'au irefois. C'est le Livre d'or de la chevalerie!

Et puis, à côté de ces luttes gigantesques, de ces combats homériques, auxquels prennent part lesLancelot du Lac, les Gutrin, les "rristan, les Roland, les Olivier, les Gérard de Nevers, les Ogier, les Fils Aymon, les Gérard de Roussillon, les Perceforest, tous les preux du roi Artus et tous les vaillants chevaliers du roi Charlemagne, robustes cœurs dans de solides armures, il y a lout une série de fées el d'enchanteurs , de belles filles et de nains aimables, Morgane el Merlin, Mélusine et Obéron, Viviane et Esterelle, fabricr.teurs d'élixirs de longue vie, marchandes de philtres amoureux, sirènes el providences, abimos et jjaradis !... Nous ne savons pas beaucoup de livres aussi attrayants, aussi mer\eilleux, aussi amusants, car le rire s'y rcêle à la terreur, les grands co "ps de vin aux grands coups d'épée, les gaberies aux malédictions , les baisers d'amoureux aux incantations fantastiques , et l'on sort de ces romans-là comme on sort d'un rêve ' ...

N" 1. — Les QuAiHE Fus Atmon,

N" 2. — HCON DE BOKDEADÏ,

N" 3. — Pierre de Provence, N" 4. — Tristan de Léonois, N° 5. — Gérard de Nevers,

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