‹ Mémoires d'une danseuse de cordeChapitre 11 sur 22 · TACONNET · texte numérisé non relu

TACONNET

Taconnet, qui composa et joua tant de pièces, en inspira deux. Préville et Taconnet, de Merle et Brazier (Variétés, J817), et Taconnet^ ou V Acteur des boulevards, d'Antony Beraud et Ban- • ville, aux Variétés encore, mais en novembt*e 1852. Ce sont, Tune et l'autre, des évocations, à grands traits, de la légende du comédien de Nicolet.

QUELQUES ^'OTES 211

On voit Taconnet menuisier, puis machiniste à la Comédie-Française, où il donne des conseils à Préville, mais où il s'éprend de la séduisante M'^" Luzy; puis le voici chez Nicolet, où il fait scandale parce qu'il reconnaît, parmi les spectateurs, le protecteur de l'actrice. Celle-ci, au demeurant, est la meilleure personne du monde, et elle réconcilie Taconnet, égaré par sa passion pour elle, avec sa femme Nicole, qu'il avait fort négligée.

Et tout cela au milieu de petits couplets anodins :

Pour qui le connaît C'est chez Taconnet Que le plaisir naît Vive Taconnet.

Oui le plaisir n'est Que chez Taconnet.

Les spectateurs de 1832, qui firent un succès de quelque durée à ce vaudeville, paraissent avoir été aussi faciles que ces couplets. Ce qu'on peut retenir de ces deux pièces, à deux époques différentes, c'est que le souvenir de Taconnet, l'auteur du Savetier dans son ménage^ était resté populaire.

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