MADAME GARNERIN
(( Le troisième voyage aérien de M"^ Garnerin a commencé à Paris le 16 de ce mois, à 11 h. 15 minutes du soir, au jardin de Tivoli, et s'est terminé le 17 à 6 h. 30 sur la commune de Broussey-en-Wœvre, département de la Meuse. Les paysans de ce canton ont été si effrayés par Ja descente du ballon que, à l'exception d'un seul, ils ont refusé de secourir l'aéronaute. M""^ Garnerin a pu porter en ces contrées la nouvelle des expressions de joie qu'elle a vues éclater dans beaucoup de communes oiî se célébrait la fête du grand Napoléon.
« M. Beyer avait salué le départ du ballon par
QUELQUES NOTES 22o
des explosions d'air tonnant, et par une combustion éblouissante de phosphore dans le gaz oxygène, A cent toises, l'aéronaute entendait distinctement que, à l'aide d'un porte-voix, M. Beyer lui souhaitait bon voyage. »
[Moniteur, du 23 août 1808.)
M. et M""^ Garnerin demeuraient 8, rue Plumet. Cette adresse est donnée à l'occasion d'un accident. Un de leurs ballons, déjà gonflé, s'est échappé. Ils demandent qu'on leur en donne des nouvelles lilsytenaientparticulièrement, disentils, ce ballon ayant servi pour la première fois aux fêtes du couronnement de Milan.