CHAPITRE XXXIII
« Reviens, me dit-il, demain matin avant de partir. » Je ne lui répondis pas et je sortis.
Fendant une partie de la nuit, j’achevai de mettre ordre à mes affaires. Le 6 juillet, de grand matin, je retournai chez Fouché. Il y avait très peu de temps qu’il était rentré et qu'il s’était couché. On ne voulut pas troubler son repos. Je ne m’en souciais pas non plus. Je montai chez son commensal Fabry, qui venait aussi de se mettre au lit. Il médit, à moitié endormi, que le duc était allé au quartier général de Wellington..., qu'il avait vu Louis XVIII..., que tout était fini..., que, le 8, le roi entrerait à Paris... sans conditions.
Je ne fus pas curieux d'en savoir davantage. Je quittai bien vite Fabry et rentrai chez moi. J’envoyai chercher des chevaux de poste. J’embrassai ma femme, mon fils embrassa sa mère, nous montâmes en voiture et nous prîmes la route du Midi.