‹ Mémoires de Bailly (volume 2)Chapitre 34 sur 43 · N° XXXV · texte numérisé non relu

N° XXXV

Discours à l'assemblée nationale.

Même jour.

Messieurs,

Avant que l'Assemblée se sépare , au moment où elle donne des témoignages de satisfaction et de remercîmens a ceux qui ont servi la patrie , aux troupes de ligne , aux gardes nationales du royaume , et particulièrement à la garde nationale de Paris , je prends la liberté de lui recommander M. La Salle , M. Désaodray, tous deux commandans de la garde nationale, qui ont bien servi la chose publique , dans les jours les plus périlleux de la révolution. M. La Salle a pensé être la victime de la fureur du peuple (i). M. Désaudray a reçu un coup de sabre en voulant sauver la vie à

(1) Voyez ci-dessus, tome second.

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un citoyen. Les électeurs de 8g , à qui la patrie a tant d'obligations, nous ont chargés, M. de La Fayette et moi, de solliciter , pour ces deux militaires, les récompenses qu'ils méritent. La ville de Paris ne peut s'en acquitter; les services qui lui ont été rendus, ont été réellement rendus à la nation , et ne peuvent être dignement payés que par elle. M. de La Fayette et moi, nous supplions l'Assemblée de faire leur sort; et ce dernier décret sera encore un acte de bienfaisance et de justice (1). J'exhorte tous MM. les électeurs, qui sont membres de cette Assemblée, à joindre leur témoignage au noire.

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