ESCADRE ANGLAISE
iQU.PACES
Couenlrjf.
Le Vn(e«lm.
Penton.'
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L'audacieux M. de Souvilie, dépêclié au général pour lui rendre compte, se voyant comblé d'éloges et de préférences, approcha des dames assemblées au gouvernement et dit d'un ton impudent : ■ qu'il est permis parfois au vainqueur d'embrasser les belles ». Si cette maxime devait être suivie dans toute son étroite acception, les dames ne seraient pas souvent embrassées.
L'armée terrestre n'avait encore fait aucun mouvement. On s'oc- * eupait respectivement d'attaque et de défense. Le général Bellecombe s'occuppa de pourvoir à la repparation de noltre escadre. La Pourvoyevse receut ordre d'établir une croisière dans le Sud; la corvette la Pintade commandée par un excellent officier M. de Joyeuse croisait dans le Nord. Toutes ces précautions démontraient la prévoyance et l'activité du général. Le lendemain H au soir La Pourvoyeuse eut connaissance de 2 vaisseaux de compagnie anglaise qui ne sachant pas la guerre vinrent déployer leur
pavillon à la barbo de notre escadre. Le lii au matin ils passèrent devant Pondiehéry.
La Pourvoyeuse donna chasse trop tard ; le Sartine ne se pressa pas davantage : son capitaine était couché à terre; les deux vaisseaux anglais disparurent et l'escadre Anglaise qui se séparait dans le Nord lit discontinuer la chasse à nos vaisseaux. Le Sartine se rendit à une frégalle anglaise de sa force sans combattre; le comte du Chaylar prétextait la conservation des hommes que Sa Majesté lui avait confié. Ce capitaine n'avait pas la plus petite connaissance de son état
Le 18 arriva le vaisseau particulier VÊlisabeth qui fut destiné à réparer la perte du Sartine.
M. des Auvergnes colonel du régiment de Pondiehéry était embarqué dessus; il fut reçu à la tète de son corps; ce brave et respectable officier se porta sur le champ sur les remparts; son poste était les principaux points d'attaque.
Le général s'occupait cependant de l'escadre; Le Brisson avait beaucoup souffert à la journée du 10, et n'étant pas en état de sortir do la rade l'équipage passa à bord du Laitriston. Quelques canons de 12 et des munitions lui furent envoyés; deux pièces de 24 furent données à la Pourvoyeuse pour les sabords de retraite.
VÊlisabeth, frégatte de 26 canons et de 150 hommes d'équipage, commandée par un brave homme M. Croizet, fut mise sous les ordres de M. de Tronjoli. Cette segonde division n'était pas aussi nombreuse en vaisseaux mais ils étaient infiniment mieux armés.
Le 2U aoust l'escadre anglaise parut dans l'est au nombre de 6 vaisseaux. M, de Tronjoli récent un ordre un peu singulier; celui de la combattre au sud de Pondiehéry pour etlre à môme dans tous les cas de revenir sur cette ville.
L'événement a justifié cette précaution.
Nottre escadre mit enfin sous voile le 21 aoust; les ennemis Éivaientdéjà gagné au vent de Pondiehéry et pris sous nos yeux l'Aimable Sannetle venant de l'Isle de France et ayant à bord M. Decaine, ingénieur en chefj Les Anglais arrivaient à toutes voiles sur M. de Tronjoli ; les deux escadres se trouvaient pour lors k une lieue dedistance. M. de Tronjoli présenta le combat ; M. Vernon le refusa et vira de bord pour conserver le vent.
La nuit nous déroba les deux escadres. M. de Bellecombe n'a été informé que deux jours avant le siège qu'elle avait fait route pour risle de France le 2 de septembre. La Pourvoyeuse et VÊlisoLelh étaient restées et avaient reparu à Négapatam le 3 octobre pour donner avis de ce départ au général. Ces deux frégattes sont retournées à risle de France, le 14 du même mois. Je n'ai peu pénétrer les raisons qui ont déterminé nottre escadre d'abandonner Pondiehéry.
Appaxitttoi de Tasradr
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316 MEMOIRES DE BARIUS.
Je ne puis pas même en imaginei le maudit intiiesl qui sou^tnl
domine les hommes nMdet. d(^trml tout sentiment de In bellc^
gloire.
l.oiinenù La nuit du 21 les ennemis s emparèrent de nos limites et pi irenl
s'empare poste. Des travailleur', qui d^timsaient ce qui aurait pu couvrii-
nosiLmiiM l'approche des ennemis furent mis en fuite pai quelques pièces de
campagne; il y en eut même de lues
Les Anglais établirent tout de suite deu\ piLLes d in< n qu'ilsépaulèrent d'un retranchement
Une batterie, a\ec quattre embrasun s fut < tablie au jardin de Caméra; deux pièces étaient dirigées sur la capitale du bastion la Reine; les deux autres sur celui de Madrast on fil maladioîtement tirerbeaucoup de la grosse artillerie de It place que la distance de nOO toiseï rendoit sans efTet et Ion devoit \eiller très attentivement à I économie des munitions le siège pomait ettre long, nous ne deMons pas nous flatter d en recevoir it était conlaPteMde séquemment tiès important de les conserver et de ne pas tirer comn^ndée noltre poudre au\ moineau\ et cest ce que loua fait « n difféi enteir
manheuvre La frégatte la PinladP reparut dans le >ord le 26 loust M de oéiéefiné- Joyeuse qui la commandait écrmt au général qu il était obligé aj^reuvëe. d'aller à la coltf de lEst faut des \nres Pondicherj était pour l'ondithéfj lors bloqué par 1 escadre anglaise le gênerai avoit eu a\is que |iaf rewîadro """^ devions ettre attaqués par mer et par terre le soir du 24 ; les anglaise, vaisscaux ennemis avoient manheuvre à nous le persuader; tout fut pourtant tranquille.
Le jour de la Saint-Louis te général donna un grand déjeuner:
l'on but à la santé du roi ; toute l'artillerie des remparts fit le salul
ordinaire; on laissa les boulets à celles (des pièces) qui pouvoient
ettre dirigées sur l'ennemi. Les mouvements de l'escadre anglaise
Débar- avoicnt été faits pour couvrir le débarquement des munitions ; dans
qa^ent j^ Nord et dans le Sud, les Anglais rassembloient tout ce qui leur
moniiions. éloit nécessaire. Un déserteur arrivé dans la place nous indiqua où
Dépfits se faisoit le dépôt de fascines et de gabions ; on fit encor tirer de-
fasdnps. 1^ grosse artillerie inutilement; le général fit cesser le feu.
Le général profita de la lenteur de l'ennemi en faisant augmenter les digues épaissir et élever les parapets; les deux demi-lunes furent occupées dès que le canon fut en batterie; leur garde fut composée de topas et cipajes ; le commandement en fut donné k MM. Biche et Monbouage la poudrière venait d'ettre blindée; ce bâtiment plai,e dans la gorge du bastion de l'Hôpital était si élevé qu'il était apeii^u des dehors Plaint* Le 26 un diapeau blanc parut dans la plaine: un aide de camp'
anglais!'' du géiH rai Munioé lut inttoduit dans la place et remit à M. de Bel-
iccombe la lettre suivante : • M', au désir du O" Edouard Vemon, commandant de l'escadre anglaise, j'ai l'honneur de vous envoyer quelques pièces de la mitraille dont s'est servie l'escadre française ; ce n'est pas de celle dont on use à la guerre parmi les nations civilisées. »
Réponse de M. de Bellecombe : ■ Je ne vois, M', dans ce que vous m'avez envoyé que de la mittraille pareille à celle employée par les escadres anglaises en toutes occasions et même bien moins mauvaise; cela ne meritoit pas la peine que vous avés prise de m'envoyer un officier, surtout après vous avoir prié de cesser toute correspondance ; si j'avais cm vous devoir faire quelque observation sur l'espèce de ^mittraille dont s'est servie M. Vernon, j'aurois peu vous envoyer non seulement des balles mâchées, mais aussi des boîtes souffrées qui ne pouvaient être lancées que dans le dessein de mettre le feu à nos vaisseaux ; je ne fais sur cela aucunes réflexions ni aucunes comparaisons sur les moyens respectifs de defTence ; rien ne doit m'étonner quand je me vois attaqué par mer et par terre sans déclaration de guerre. •
Le grand éloignement des cazernes aux remparts détermina le général à n'y plus laisser rentrer les soldats; il fit construire dés 1,0s troupes hangardS' dans les gorges des bastions ; des mauvaises petites ^^ alî^enro tentes y furent aussi placées pour garantir les troupes et leurs sur les armes de l'intempérie de l'air. rempar
Le 1" septembre, à H heures de nuit, un détachement ennemi approcha du glacis du bastion Nord-Ouest; leur projet étoit de nous occuper et de nous dérober leur travail; la demi-lune et le bastion Nord-Ouest le mit en fuite avec de la mittraille.
Dès qu'il fit jour, nous reconnûmes effectivement deux tranchées Tranciii'c ouvertes dans la nuit; celle du Sud-Ouest commençoit au jardin dans^ie^Suil de Pingoutet joignoit une batterie qu'ils établissoient à 270 toises „ " de la place, dirigée sur la capitale du bastion la Reine; celle du Sud prenoitdu jardin de Dossel, jusqu'à l'escarpement de la rivière; la batterie à barbette du bastion la Reine avoit tiré, mais l'ennemi étoit couvert.
! Le général chargea M. Madec d'aller recconnoittre la tranchée de l'ennemi; cet officier s'en acquitta avec bravoure. Au retour, il fut chargé de prendre ses dragons, 30 cipayes et autant de palis et de Les oonomis faire mine de vouloir attaquer la batterie. L'ennemi le crut, sortit e[i"oiio dans la plaine au nombre de 3 000 hommes; la cavalerie voulut oveoperio aussi déboucher, mais le canon de la place les obligea bien vite de couf'taassc rentrer ; nous n'eûmes qu'un homme tué et quelques-uns de blessés ; ="^"<^' des embrasures furent construites à la face droite du bastion de l'Hôpital, dirigées sur le travail de l'ejînemi.
Une batterie do 8 mortiers venoit d'etlre établie dans le sud-
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MEMOIRES DE BAHRAS.
il ji'(tt<>s le '(. liirigri'
ouest; une grande quantiti- dû homl surtout sur la poudrière.
Le 4, l'escadre anglaise flt la même ni.uieuvre que la veille de !a Saint-Louis; 2 vaisseaux tinrent se mettre en ligne avec les 6 premiers; on travailloît à fortifier le bord de la mer; le départ de uottre escadre nous meltoit dans cette nécessité ; la batterie Dauphine étoit presque finie des pièces de gros calibre dévoient y ettre placées; nous n'avions encor que 8 mortiers en batterie.
Le 5, dans la nuit, la demi-lune nord-ouest eut connoissance que , l'ennemi travailloit dans l'allée de la Blanchisserie; les bastions de la partie du nord firent grand feu, mais l'ouvrage étoit achevé; le 8, 8 mortiers qui y lurent placés jettoient des bombes.
Le 8, au lever du soleil, un épauiement avec 4 embrasures masquées paraissoit devoir battre de revers toute la face du nord.
Les ennemis ne pouvoient élever tant d'ouvrages à la fois sans des forces considérables; l'armée avoit été augmentée de 6 batlaillons; la foibloisse de nottre garnison ne nous permettoit pas de faire des sorties et par conséquent de disputer le terrein aux ennemis; nous devions nous borner à delïendre seulement le eori>s de la place; la batterie du sud-ouest lançoit toujours beaucoup de bombes; la tranchée du jardin Dosset joignoit une batterie de dix pièces dirigée sur la capital du bastion de l'Hôpital.
Des nouvelles embrasures furent ouvertes pour tâcher d'avoir la supériorité sur l'ennemi; nottre artillerie n'étoit pas très nombreuse; les pièces étoient d'ailleurs d'un mauvais fer; le soldat en étoit rebuté ; il en crevoit tous les jours qui blessoient beaucoup de monde; le général par sa présence et par des gratifications encourageoit les troupes. Le 9, il fut pourtant obligé de donner ses ordres du cabinet : son indisposition ne fut pas longue; sous peu de jours il reparut sur les remparts à son ordinaire. Il ne m'est pas possible de rendre tous les mouvements des ennemis, je ne parlerai conséquomment que do ceux dont j'ai parfaite connoissance.
Deux frégattes anglaises s'approchèrent plusieurs fois pour enlever le Brisson qui étoit resté en rade; mais le jeu du bastion Saint-Laurent et la batterie Saint-Louis les fit retirer : l'ennemi avoit placé du canon pour battre ce vaisseau ; cette pièce n'a opérée aucun effet. Depuis le 21 aousl au 17 septembre, les ennemis n'ont fait feu que des premières pièces de la Blanchisserie et du jardin de Caméra ; leurs mortiers et obusiers -n'ont cessé d'agir, la l'ille en étoit foudi^yée, les remparts étoient éboulés et la pluspart des maisons écrasées; l'hôpital avoit été évacué parce qu'il se trou voit dans la direction du feu de l'ennemi ; les malades furent transportés dans l'église des Capucins,
Le 18, à cinq heures du matin, les Anglais démasquèrent ^ un signal toutes leurs batteries dii nord et sud ; cinquante bouches à £eu tirèrent à la fois dans les deux attaques ; la supériorité de nottre canonade feu rallentit celui des ennemis; au soleil couchant tout fut tran- 5pn^,p,^L|. quille. Le bastion de l'hôpital et du nord-ouest étoïent très maltraités; 5 000 coups de canon et 800 bombes lancées en douze heures de tems nous avoient démonté beaucoup de pièces, tué une vingtaine de soldats ; il falloit travailler à réparer les remparts, les ouvriers nous manquoienl. Les arbres de la ville nous servirent à faire des fascines pour réparer les embrasures et blinder les revers des parapets ; l'ennemi continua pourtant à faire feu et nous causoit des pertes journalières. Au bout de six jours nous parvînmes à nous mettre à même de répondre par un feu direct à celui des ennemis.
H serait trop long de faire une énumération détaillée; la perte Mort que nous fîmes mérite cependant place ici. Le 19, un boulet nous v. j'^n enleva un très bon officier, M. du Barri, commandant l'artillerie.
Les traveaux des Anglais avançoient tous les jours : M. de Bellocombe fit garder nos digues par un ancien militaire nommé Mançeau. M. Madec fut détaché le 22 avec 80 hommes et deux pièces de campagne qu'il posta au bord de la mer dans la direction d'un des boyaux de la tranchée du Sud; il inquiéta les ennemis toute la journée et se retira sans perte. La nuit du 23 au 24, cet officier sortit de nouveau pour garder la partie du Sud avec ses dragons à pied et quarante cipayes ; il fut attaqué par 300 hommes, les contint par sa mousqueterie jusqu'au jour, que le feu de la place mit en Penc fuite avec perte de 20 hommes qui restèrent sur la place. '^"^ Anglais.
La poudrière venoit d'être évacuée; on avoit augmenté les feux Lapoudrièn? de la partie du Sud ; on avoit garni la courtinne Gondelour avec des *'"«''*e, pièces de 24; les terre-pleins, les embrasures et les plates-formes étoicnt réparées et nous étions à même de reccommencer la journée du 18. Tout étant préparé, au soleil levant, la cannonade reccom- canikonad.mença, semblable à celle du 18; nottre artillerie fut si bien servie '* H
* ' . . ' scpleinl>ro.
que 1 ennemi ne lira plus, a onze heures du matm, que de la batterie du Sud-Ouest; le général fit cesser le feu et tout le monde se reposa ; la fatigue étoit extrême, les cannoniers n'en pouvoient plus ; les munitions n'étant pas abondantes dans la place, le général fit fermer les embrasures des bastions de l'Hôpital et Nord-Ouest, Le 25 septembre, les compagnies de grenadiers et de chasseurs Sortie du ari régiment de Pondichéry, un piquet choisi de 50 hommes du ^^"j"'
même corps, 50 cipayes, 80 hommes du détachement de M. Madec,
8. cannoniers et un ingénieur avec 100 travailleurs, commandés par
M. des Auvergnes, brigadier, sortirent dans la nuit, avec ordre de i,î;^^''?[
dettruire la batterie et les ouvrages que l'ennemi avoit fait dans le Barras.
Sud. Ce brave officier, qui ne coniioissoitpas les dehors de la place, l'ut obligé d'avoir toute confiance dans un guide que le général lui avoit donné ; le guide se trompa, le jetta dans un chemin impraticable et il nous fit appercevoir de l'ennemi en enlevant l'arme d'un sentinelle qui dormoit, sans le tuer. Cette sortie, qui devoit produire le plus grand succès, n'eut pas lieu ; la tranchée fit feu sur nous, il fallut nous retirer dans le plus grand désordre : deux officiers furent tués et plusieurs soldats. Je ne fais là dessus aucunes refllexions; nottre brave commandant fut trompé de la manière la plus cruelle. Nous n'avions plus que nos pièces des flancs qui tiroient sur l'ennemi ; il falloit toutes les nuits travailler à les réparer; des traverses furent élevées pour nous garantir des batteries à ricochet qui nous incommodoient beaucoup. Le bastion de l'Hôpital fut miné dans le dessein de le faire sauter si les Anglais cherchoient à s'y loger; on tira un rettranehement dans la goi^e pour s'y defiendre jusqu'au dernier moment.
LassiégoMii L'ennemi s'approchoit pourtant de la place; il étoit pan'enu dans 5or le Sud sur le bord de l'avant- fossé, et, dans le Nord, sur la croie du
'tonvm" •chemin couvert : trois batteries éloient construites, une de brèche contre le bastion de l'Hôpital, les deuxaultres pour dettruire les flancs de Gondeiour et de la Reine;dans le Nord, deux furent établies, l'une contre Madrast et la dernière sur Saint-Joseph. L'ennemi, si près de la place, fut cependant arrêté pendant trois semaines dans cette position, tant par le feu du canon que par la mousquéterie : il fut brûlé jusqu'à 80 000 cartouches en vingt-quatre heures ; nous jettions aussi des bombes, carcasses, pierres, etc.
Le général faisoit sortir tous les soirs des petits partis pour observer l'ennemi : le détachement de M. Manceau se tenoit pour lors dans le chemin couvert du bastion de la Reine et gardoit la digue du pont de Villenour; l'ennemi avoit souvent tenté de l'atta-
Heilo action quer dans ce poste ,mais sans succès. Le 30 septembre, un sergent ""iB^â?^" nommé La Grandeur commandoit le détachement de M. Manceau
sopiomiire. ^^j gg trouvoit incommodé; les ennemis, au nombre de 500, vinrent pour rompre la digue du pont de Villenour et l'attaquer dans son poste. Seul avec sa petite troupe qu'il animoit, il lit grand feu; cette action se termina par la rcttraite des Anglais que le canon à mittraille du bastion Villenour mit en fuite.
M. Madec, gardant en dehors la partie du Nord-Ouest; saula le 28 septembre, suivi de dix grenadiers cipayes, dans la tranchée qui couronnoit le chemin couvert; l'ennemi endormi prit la fuite; M. Madec fit sa retraite à l'approche d'une colonne d'inl'anterie.
Sortie da t Le général chargea encore M. Madec de la sortie du 4 : la nuit
ociobro. du 3 au 4 octobre, il sortit par la porte Villenour avec 50 hommes
du régiment de Pondichéry, 40 grenadiers cipayes, 4 cannoniers,
des Caffres portant des haches. Il se mit à la tête des troupes avec MM. de Marneville, du Boulac et Caradec offlcieps; Us marchèrent jusqu'à la hauteur de la batterie du Sud-Ouest dont ils avoient ordre de s'emparer : toutyéloitdans le sommeil, quelques hommes furent égorgés, les pièces de canon ma! enclouées et la batterie ne fut pas brûlée; M. Madee rentra dans la place, suivi de dix prisonniers et une pièce de canon de campagne. Le général avoit la plus grande confiance en ce Madec ; des événements postérieurs l'ont pourtant démasqué, et le général, convaincu du désagrément et de l'humiliation qu'avoient epprouvé les officiers qui avoient été forcés de servir sous ses ordres, a paru l'abbandonner au mépris public. Cet avanturier a malgré cela obtenu le brevet de colonel, que ses richesses lui ont procuré. Voilà qui fait vraiment l'éloge de nottre gouvernement, et ce n'est pas le seul eîcemple, même dans le siège de Pondichéry : plusieurs marchands ont été faits chevaliers de Saint-Louis et colonels, et les pauvres officiers qui étoient aux coups, non seulement n'ont rien obtennu, mais les moindres douceurs leur ont été refusées; tout ça n'est pas eiicou-
ToMtes ces cannonades et ces petits succès encourageoient la garnison; elle diminuoit journellement, la fatigue épuisoit tellement les soldats qu'ils étoient souvent frappés des boulets et État de» bombes pendant leur sommeil; les munitions, dès le 1" octobre, «""l'ti''"'»coQsistoient en t8 milliers de poudre et quelques gargousses.
Les principaux habitants, connoissant combien nottre position étoit critique, firent des représentations sur la nécessité de se Représenrendre; le général répondit que c'étoit à lui seul à connoittre jus- ^^S?^ qu'à quel point it pouvoit pousser sa deffence.
Le 4- après-midi, M. de Bellecombe, voulant aller visiter la demie lune Nord-Ouest, fut frappé d'une balle à la hauteur des reins : on fut heureusement bientôt informé que la blessure n'étoit pas dangereuse. M. des Auvergnes, continuellement en action, donnoit les ordres et prenoit ceux du général.
Le H , cinq pièces du flanc droit du bastion Saint-Joseph, et deux Batterie du flanc droit de celui de Valdaour tirèrent avec tant de précision anelwao qu'elles dettruisirent en 3 heures la batterie située sur l'angle sail- le™ lant du glacis du Nord-Ouest. octobre.
Le 13, les ennemis saignèrentle fossé par une tranchée pratiquée Lefossi devant le bastion de l'Hôpital : les eaux baissoient considérable- ™s»«n* ment et l'inondation ne sufflsoit pas pour réparer l'écoulement.
Dans une position aussi critique le général fit ses dispositions Dispositions conttro l'assaut : tout le monde s'y prépara avec fermeté : les flancs montra des bastions attaqués furent munis des pièces de canon; M. de Boistel faisoit dans le Sud grand feu de mousqueterie, jettoit des
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