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Les noirs habitants ne sont pas compris

2. Il est ici question, bien entendu, de livres françaises, Bl«rling.(G.D.)

Fragment autographe de Barras sur l'affaire do Collier.

J'étois fixe à Paris avec des moyens ti'ès- médiocres : hcureusement une vielle parente de Marseille venoit souvent à mon secours :

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j'avois contracté quelques dettes q Vallois, officier de marine, me pré Motte; elle étoit belle, bonne, obi g grand crédit, et tenoit un grand et t d beaucoup de monde, entre autres 1 elle avoit été accueillie comme d i:

quemment en mesure de faire sa à

M' de Calonne; elle me proposa dép ments empêchèrent cette union, l.

le notaire La Fresnay avec le C 11 C"! avait perdu sa jactance ordinai h Elle m'engagea de monter dans s t

elle : arrivés au boulevard S'-Anl 1

dit : « La voiture m'incommode; j la rue S'-Claude ». Je lui donnai I bra demandai la cause. Elle me dit i J et peut-être victime de ma crédul t j Je vais être forcée de quitter Pan sur-Aube. » Ses soupirs, ses larm surprises chés elle, le ton silent l

violents faits à Gagliostro, l'air ch g 1 mirent en défiance : je crus devoir p è 1 me retirer pour éviter une confidc

Le lendemain, je fus ehés un chanoine ami de M^" de la Motte; j'appris là qu'elle étoit gravement compromise, qu'un collier de diamants avoit été acheté par le C'i sous le prétexte d'un hommage qui en seroit fait à la Reiiie, mais, dans le vrai, pour être confié à des adeptes dont Gagliostro étoit le chef, qui dans la décomposition de ces pierres devoit les transmuter en gros diamans. Pour justifier le G"' on fit jouer dans le parc de Versailles un rolle indécent à une d*'" Oliva romaine. Gagliostro et autres adeptes qui avaient vendu les pierres du collier à leur profit, furent les auteurs de cette parade et de cette escroquerie. L'époque des payements arrivée, les joaillers vendeurs voulurent être payés ; le G"' n'ayant peu les effectuer (les paiements), on osa leur dire, pour les appaiser, que,,

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de Rohan :

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t triste; le

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t, elle me

t je lui en mpromise t demain.

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ches elle,

336 MEMOIRES DE NARRAS.

ce collier éloit à la possession de la Reine, qu'il falloit attendre, que tout seroit payé avec intérêts. Les joaillers crurent devoir s'adresser à la Reine ; elle en fit part au Roi. Le C»' fut arrêté dans le palais de Versailles et conduit à la Bastille; M"'» de la Motte, qui s'étoit sauvée à Bar-sur-Aube, le fut aussi. Ils furent jugés : le C" fut relégué dans son abbaye et M'"" de la Motte flétrie par un Parlement qui sévit contre les tristes débris de la malheureuse maison de Valois. Le résultat des opérations chimiques et des évocations du charlatan Cagliostro, qu'on attendoit avec impatience, fut sa disparution.

Autre âragnnent autographe de Barras relatif à l'affaire du Collier.

Le baron de Valois servoit dans la marine; je fus présenté à sa sœur. M*' la comtesse de la Motte; elle étoit jeune, belle, extrêmement obligeante, elle avoit des relations intimes avec le C"' de Rohan, Caglioslro, un moine autre sorcier de Liège, un notaire. Elle me proposa d'épouser sa sœur qui était alors dans une abbale, rue S'-Antoine, Cette union alloit s'effectuer lorsque des événemens l'empêchèrent ; M''' de la Motte alIoit h la Cour, tenoit une fort bonne maison me S'-CIaudc; mais on s'appercevoit de l'inquiétude qu'elle ne pouvoit pas toujours cacher et que partageoient les personnes que j'ai nommées plus haut. Un soir, après avoir fait un fort bon souper chés le notaire la Fresnai, mais assés triste car le {>! avoit perdu sa jactance ordinaire, chacun se retira; M* de la Motte me dit : ■ Vous m'accompagnerez »; nous montons en voiture; elle ne romp le silence qu'au boulevard du Temple; ■ J'ai un grand mal de tète », me dit-elle; ■ nous irons à pied, je renvoie mes gens. • Un moment après : « j'ai besoin de m'asseoir • ; nous gagnons un des bancs de pierre; sa poitrine était soulevée, des soupirs s'échapèrent : ■ Qu'avés-vous donc, lui dis-je. — Je suis dévorée de chagrins, mon ami ; je ne suis entourée que de gens faux et avides et j'ai eu la foiblesse de ne pas les chasser, même de les écouter; ils m'ont étrangement compromise ainsi que le C*' : j'ai besoin de conseils, mon mari en est incapable; Cagliostro et les autres sont des fripons, la Reine une ingrate, le O' un sot; nous serons tous les trois leurs victimes. > Quelques propos tenus assés haut pour être entendus m'nvoient inspiré de la défiance ; je ras-

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