DEUXIÈME PARTIE
entendait craquer l’édifice et il s’en fallut de peu qu’il ne s’écroulât.
Les grandes portes de l’hémicycle donnèrent enfin passage à la foule et à ses chefs.
Alors le peuple fut maître de l’Assemblée.
Après la lecture de la pétition et les épisodes que chacun connaît et qui sont consignés au Moniteur, on tenta de vains efforts pour faire évacuer la salle. Toutes les issues étaient pleines de citoyens qui voulaient entrer à leur tour. On disait en même temps que la bataille était engagée sur les quais, et que dans quelques minutes, il y aurait un massacre général.
C’est alors qu’IIuber proclama la dissolution de l’Assemblée.
Les députés s’esquivèrent de divers côtés, les uns vers la présidence, les autres au milieu des gardes nationaux déjà rassemblés au dehors.
Et sur le bureau, sur la tribune, sur les banquettes, dans les salles environnantes, partout, les membres des clubs écrivaient des listes d’un nouveau gouvernement provisoire.
Plusieurs groupes se dirigèrent sur l’hôtel de ville. Successivement, la foule s’écoulait hors du palais ; et il ne restait que quelques centaines de plébéiens dans la salle, lorsque