DEUXIÈME PARTIE
obtenir ce résultat, il fallait conduire avec ordre et sagesse la question des affaires. La démonstration du lo, en apportant ces désordres avec elle, semblait donner gain de cause à nos ennemis, qui dirent ensuite : vous voyez les résultats du droit souverain dans les mains du peuple. Aujourd’hui il crée une assemblée par son suffrage ; le lendemain, il la brise !
De là, des calomnies sans lin et des tentatives plus effrontées pour retourner à l’ancien régime.
Pour ma part, j’étais outré et humilié, tout à la fois, du rôle presque passif que j’avais été contraint de jouer dans cette affaire ; de fausses mesures ayant été prises en dehors de moi, et mon indisposition m’ayant confiné à la préfecture.
Un amour-propre fatal inspirait le désir du commandement absolu à ceux qui étaient investis de quelque autorité. Je portais ombrage à certains hommes et comptais pour peu dans leurs décisions.
J’avais renvoyé une partie des montagnards à leur caserne. Bien qu’ils eussent eu la fibre du mouvement surexcitée à un haut degré, ils s’étaient tenus tranquilles, et se contentèrent de crier : « Vive la république démocratique ! :>