‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 104 sur 209 · CHAPITRE MIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE MIT

été armés. Nous évitâmes ainsi tout envahissement.

J’étais désolé qu’on eût violé l’Assemblée nationale, et j’en témoignai tout haut mon mécontentement. Une personne, qui resta pendant tout ce temps dans mon cabinet , m’entendit dire :

— La sottise faite aujourd’hui sera peutêtre la mort de la république.

M. Éloin, chef de police municipale, me dit, en présence de personnes qui s’en souviennent :

— Votre conduite a été ferme et sage.

Si je reproduis ces paroles , c’est que M. Éloin a déposé ensuite qu’il n’avait pu juger de mes impressions dans ce moment difficile. J’avais commis la faute de le conserver en place ; il devait tôt ou tard m’en infliger la punition. Ce n’est point pour flatter l’opinion que j’écris ce livre, mais bien pour énoncer ma pensée entière. En révolution, il n’y a que les nullités absolues qui n’ont pas d’ennemis.

Je voulais, par une lutte constante en faveur des principes démocratiques, amener les nations européennes à suivre notre exemple et à se constituer en république. Or, pour 2 12 .

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