CHAPITRE XIII
La commission exécutive me le promit solennellement. Je dis alors :
— Voilà bien des fois que je réitère cette assurance à la garde républicaine ; veuillez donc, afin qu’elle y croie aujourd’hui, confirmer votre promesse devant son colonel qui est ici présent.
Mercier fut introduit ; la promesse d’insertion au Moniteur fut encore renouvelée ; il fut également convenu qu’on aviserait, pour les montagnards, à leur faire une position.
Je quittai le Luxembourg en disant à M. Garnier-Pagès que je craignais que mon absence prolongée ne causât quelques troubles à la préfecture.
— Allez, mon bon, répondit- il, et faites pour le mieux.
Je reçus aussi les félicitations de MM. Charras et Bastide ; ils étaient heureux de serrer la main d’un bon républicain.
En général, le conseil me parut animé des meilleures intentions, et je crus encore une fois à la réalisation de ses promesses.
Mais, le lendemain , le Moniteur ne contenait point la nomination des officiers de la garde républicaine. Bien au contraire, le décret de la commission créait une nouvelle
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garde parisienne , de deux mille hommes à pied et six cents à cheval , et ordonnait le licenciement de l’ancienne garde républicaine, des montagnards, des Lyonnais ot autres corps semblables.