‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 111 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

demanderais point d’emploi public, ce qui n’empècherait pas mon dévouement à la cause populaire.

Ces messieurs m’invitèrent alors à passer dans la salle voisine, pour y attendre le résultat de leur délibération.

Comme je sortais, Flocon me tendit la main ; je la repoussai en lui disant :

— Je ne touche point la main qui me frappe.

— Vous avez tort, me répondit-il , je n’ai cessé de leur dire ce que vous venez d’exprimer; ce sont des...

Je n’entendis pas le reste, et lui touchai la main.

Au bout d’un instant, je fus rappelé. M. Garnier-Pagès me déclara que la commission exécutive me conservait dans mes fonctions de préfet de police.

— J’accepte, répondis -je, mais à condition qu’on s’occupera des montagnards, puisqu’on a promis des emplois ou du travail à ceux qu’on ne maintiendrait point en service régulier; à condition aussi que, dans le Moniteur de demain, seront insérées les nominations de la garde républicaine ; avec cela , j’aurai des moyens d’action qui tourneront au profit de la république.

Page 1