‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 114 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

gardes nationale et mobile. Il était question de s’introduire dans la préfecture, au moyen de quelque tumulte, afin de s’emparer de Barbés, qu’on y croyait réfugié, et de le fusiller, tout simplement.

La personne qui avait découvert cette trame ajoutait qu’on devait ensuite proclamer la régence. Elle offrait de se constituer prisonnière, jusqu’à ce qu’on se fût assuré de la véracité des faits.

J’envoyai prendre information au local indiqué. Quelques officiers y avaient, en effet, tenu un conciliabule, dans lequel le projet avait été agité ; mais ils s’étaient séparés sans avoir rien conclu. Le reste de la nuit, de nombreuses patrouilles parcoururent la ville. Tout fut calme.

Dans la matinée du 16, on vint m’avertir que diverses interpellations venaient d’être produites sur mon compte à l’Assemblée nationale, et qu’on était étonné de mon absence.

Je m’y fis transporter immédiatement, et donnai des explications qui parurent irréfutables.

Je démontrai que l’on cherchait à annihiler le pouvoir de la préfecture, dont les moyens d’action étaient factices ; que j’avais dû penser

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