‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 115 sur 209 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

que le pouvoir, bien et dûment prévenu, s'était rais en mesure.

Je proposai d’ailleurs ma démission, qu’on disait réclamée par certains représentants. De nombreuses dénégations partirent alors de tous côtés.

Je terminai ainsi :

« Puisque je suis h la tribune, permettezmoi de faire ma profession de foi.

» Mes sentiments démocratiques sont connus ; mes passions, mes pensées sont pour le peuple et pour ceux qui ont souffert pour la grande cause de la liberté.

« On a parlé du personnel, qui aurait pu être modifié. Je ne pouvais, sans ingratitude, me séparer d’hommes fidèles et dévoués. En résumé, voulez-vous décréter qu’il y aura une garde républicaine? Voulez-vous les acquérir de cœur et d’âme, ou voulez-vous que je licencie deux mille cinq cents hommes dévoués, qui ont rendu et peuvent rendre encore de grands services? Voilà la question. (Vive agitation et bravos sur plusieurs bancs. )

« Je voulais une police de conciliation ; j’en ai proposé le plan au gouvernement; je lui ai proposé ce que je vous soumets à votre tour, à savoir : d’organiser les gardes républicaines.

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