‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 117 sur 209 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

représentants admiraient la bonne tenue.

Le colonel Mercier se plaignait de ce qu’on venait d’envoyer de la garde nationale contre la garde républicaine, afin de pousser celle-ci à quelque acte fâcheux.

— Ce n’est point à la garde républicaine qu’on en veut, lui aurait répondu M. la Rochejaquclein, c’est à ces affreux montagnards, avec leurs cravates et leurs ceintures rouges.

Ce qu’il y a d’étonnant dans ce propos de M. la Rochejaquelein, c’est qu’il était peu en rapport avec sa conduite précédente; on m’avait signalé M. la Rochejaquelein comme ayant des rapports avec plusieurs montagnards. 11 les avait visités à la caserne Tournon, et avait remis à l’un d’eux, le nommé Chapuis, des autographes de Louis-Philippe.

Je ne prétends point incriminer M. la Rochejaquelein, le seul des représentants légitimistes qui m’ait témoigné de la sympathie. Peut-être voyait-il les montagnards pour faire aussi, lui, l’office de paratonnerre.

Je m’approchai des représentants qui entouraient les gardes républicains, et je leur dis :

— Voilà les hommes qu’on calomnie et qu’on accuse de troubler la république ; causez avec

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