DEUXIEME PARTIE
eux, et vous les trouverez aussi intelligents que bons patriotes.
En meme temps, Mercier me confirma que la préfecture était cernée; que M. Recurt était venu sur les lieux, et avait demandé si Ton avait du canon pour forcer l’entrée. On lui avait répondu que oui.
En effet, deux pièces masquées par une palissade, en avant du quai, faisaient face à la porte.
La garde nationale, qui les aperçut enveloppées d’artilleurs, craignit une méprise ; et, se voyant entre deux feux, elle démasqua les batteries, qu’on retira au bout d’un instant.
Mercier ajouta que le général Clément Thomas était venu aussi pour faire relever les postes, mais que la garde avait répondu qu’elle ne les abandonnerait que sur un ordre de ma part. On en était resté là.
Ce rapport me convainquit du mauvais vouloir de la commission. On voulait exciter la garde républicaine à se mettre dans son tort, et enlever le dernier poste occupé par les démocrates.
Mon parti fut bientôt pris.
Arrivé en présence de la commission, ce fut au tour de M. Lamartine à récriminer.