‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 122 sur 209 · CU APURE XIV · texte numérisé non relu

CU APURE XIV

expulsés la nuit ; c’était leur donner une apparence de culpabilité que leur conduite n’avait nullement autorisée.

— On envoie quarante mille hommes, ajoutai-je, assiéger quatre cents hommes auxquels il suffit d’un ordre pour rentrer paisiblement dans leurs casernes. C’est à n’y plus rien comprendre.

Vous avez pu voir qu’ils ont fraternisé toute la soirée avec la garde nationale ; demain matin, vous les ferez relever, et tout sera dit.

Le lieutenant-colonel et le commandant Morisset confirmèrent mon dire, et les deux généraux acceptèrent une transaction qui sauvegardait l’honneur de ma troupe.

Un poste de cent gardes nationaux fut donc ajouté au service. Quelques milliers de gardes mobiles stationnèrent à distance de la préfecture, et MM. Thomas et Bedeau bivaquèrent avec eux toute la nuit.

J’étais à dîner, lorsque le général Clément Thomas revint me dire qu’il n’avait trouvé personne à la commission pour y faire part des résolutions prises en commun, mais qu’il pensait qu’elles seraient approuvées.

Il était exténué de fatigue et de besoin, et partagea notre repas. Je lui rappelai alors nos 2 14

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