‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 132 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

de 10,954,730 francs 67 centimes. Les propositions de mon prédécesseur l’avaient amené à 11,159,538 francs 61 centimes.

M. Coré, le caissier, avait alors 200,000 francs disponibles pour les besoins de l’administration.

D’autre part, il lui restait environ 1,000 francs sur les fonds secrets du mois de février.

Malgré les dépenses imprévues que nécessita le nouvel ordre de choses, il ne fut fait aucune demande de crédit extraordinaire. La préfecture vécut donc, pendant près de trois mois, avec les fonds votés par le gouvernement et la ville de Paris. Et cependant, comme je l’ai déjà dit, on eut de la peine à obtenir, dans les premiers temps, les sommes allouées aux dépenses de l’administration.

M. Dubois, le comptable, qui me tenait toujours au courant des sommes entrées et sorties pour les dépenses municipales, me dit un jour qu’il était étonné qu’on eût pu suffire à tant de besoins, sans avoir fait de demandes supplémentaires.

Il est vrai que j’apportais une vérification, peut-être minutieuse, à l’emploi des deniers publics.

Avant de quitter la préfecture, je réglai les

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