‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 136 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

cerveau par suite de cette inaction forcée.

On a des moments de dégoût de la vie qui sont insupportables.

Je pense à toi, noble Barbés, dont le cœur s’est conservé pur, après dix années de détention !

Victime de tes sympathies populaires, tes amis n’oublieront jamais ton caractère chevaleresque. Le peuple n’oubliera pas non plus celui qui a tant souffert pour sa cause.

La préfecture de police devrait être constituée en ministère de la police. Il serait sage d’en agir ainsi. Les renseignements auraient plus de précision, et l’on éviterait les tiraillements causés par la divergence de plusieurs polices, qui se heurtent sans cesse et sont impuissantes à parer le mal.

Une bonne police est le meilleur instrument de sécurité publique.

Il ne faut point en faire une agence de provocation, mais une agence de prévoyance.

La police de provocation est immorale, et condamne à la haine et au mépris des citoyens le gouvernement qui l’emploie, et tous ceux qui en font partie. Le ministère Decases est resté taché de sa police de provocation.

La police du ministère Guizot a eu aussi

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