‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 142 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

tant du peuple et propriétaire d’une maison contiguë à la maison Sobrier, m’exprima ses craintes sur ce dangereux voisinage : un accident pouvait mettre le feu aux poudres, disaitil, et faire sauter la maison ainsi que celles des environs. Ces motifs étaient péremptoires ; et, bien que je comprisse que cette épouvante provenait plutôt des doctrines que des fusils de Sobrier, j’ordonnai le retrait immédiat du piquet fourni par la préfecture, et l’enlèvement des armes. Néanmoins, je recommandai à Caillaud d’agir avec convenance.

11 écrivit donc la lettre suivante :

« Mon cher Sobrier,

« Le service de la garde républicaine devenant de jour en jour plus pénible par la multiplicité des postes et des différents services publics, nous regrettons de nous trouver dans la nécessité de supprimer le piquet de la rue de Rivoli, qui est demeuré jusqu’à ce jour à ta disposition.

« D’un autre côté, étant en pleine organisation, et ayant quelques considérations à observer, c’est ce qui a fait prendre cette décision au préfet.

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