‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 141 sur 209 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

alla visiter Sobrier pour l’inviter à retirer ses factionnaires qui inquiétaient les gens du quartier. Lorsqu’il voulut sortir, il trouva à la porte un factionnaire inintelligent qui lui barra le passage, objectant qu’on ne sortait point sans laissez-passer.

Cette consigne mal interprétée blessa vivement le général.

Je le vis ensuite à l’Assemblée. Il se plaignit amèrement de l’accueil qu’on lui avait fait et des alarmes que la permanence d’hommes armés chez Sobrier causait autour des Tuileries.

— On assure, me dit -il, que la maison Sobrier est une succursale de la police.

— On se trompe, lui répondis-je. Sobrier n’est investi d’aucune mission de ce genre. Des ordres supérieurs et quelques lettres de menaces qu’il a reçues, Font seuls autorisé à être ainsi armé en guerre. Au surplus, je l’inviterai à désarmer.

Dès le lendemain, en effet, j’expédiai le capitaine Louchet pour prévenir qu’on eût à renvoyer les hommes de garde à ce poste. Mais il exécuta mollement sa commission, c’est-à-dire qu’il se contenta d’une simple promesse d’évacuation.

Sur ces entrefaites, M. Bavoux , représen-

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