‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 147 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

trouvaient et plusieurs montres furent volées ; la cave et même celles des voisins servirent à abreuver les vainqueurs. Une quarantaine d’hommes inoffensifs, qui n’avaient opposé aucune résistance à cette prise d’assaut, furent conduits d’abord à la préfecture, et le lendemain au Luxembourg, où on les relâcha surle-champ.

Sobrier, renfermé à Vincennes, attend depuis six mois, ainsi que d’autres victimes de cette journée, les résultats d’une procédure assez embarrassante pour le pouvoir.

Ainsi se termina l’existence du journal la Commune , dont les registres et papiers furent saisis. Ainsi fut anéanti le fameux poste qui occupait tant les esprits timorés du quartier.

Les armes et munitions furent également enlevées et mises en lieu de sûreté.

Ceux qui ne connaissent point Sobrier, le regardent comme un homme sanguinaire et dangereux. Il n’en est rien. Sobrier est d’un caractère bon et sympathique, passionné dans ses opinions, et subissant peut-être trop facilement les impressions du moment. Il aime les malheureux; son cœur et sa bourse étaient toujours ouverts à leurs besoins.

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