CHAPITRE XVIII
femmes le droit d’assister aux clubs, s’est montrée peu galante, en même temps qu’elle n’a point été logique suivant les principes d’une bonne civilisation.
Je ne suis point partisan des clubs de femmes, qui me semblent au moins inutiles ; mais ne serait-il pas bien que les femmes vinssent quelquefois s’instruire des choses sérieuses de la vie, dans l’intérêt de la famille, pour qu’au bout d’un certain temps elles fussent ainsi à même d’inculquer à leurs enfants des principes plus en rapport avec la société ?
Cela n’exclurait point l’esprit d’amabilité chez elles. Celles qui sont naturellement gracieuses comprennent trop bien que là est toute leur force, pour s’en dépouiller en faveur du pédantisme.
En général, les citoyens qui se rassemblent pour discuter les intérêts politiques sont convenables dans leurs propos ; et je ne sache pas qu’il s’y débite rien qui ressemble aux nudités grivoises mises en scène chaque jour par différents théâtres.
Combien de maris se plaignent de la futilité d’esprit de leurs femmes , et se prennent à rougir lorsqu’elles veulent traiter des questions graves !