‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 157 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

des derniers jours, à garder le lit ; la luxation que je m’étais faite au genou était encore intense; néanmoins, par devoir, je devais obtempérer à la demande de mes concitoyens.

Je ne ferai point la description des douze clubs que je visitai. Je n’avais jamais assisté à ces réunions, où l’esprit des citoyens s’éclaire par la discussion, et dont le résumé général pourrait souvent être utile à un gouvernement.

Une émotion indéfinissable s’emparait de moi chaque fois que je changeais de public ; à défaut de talent oratoire, je cherchais mes inspirations dans la vérité des faits et de mes impressions. Si la forme varia quelquefois , le fond resta toujours le même.

Je débutai au club du palais National et à celui de la mairie du deuxième arrondissement. Les explications nettes que je donnai aux électeurs les satisfirent. Une double adoption en fut le résultat.

Au club du manège de la Chaussée-d’Antin les objections se succédèrent sans relâche et me tinrent pendan t près dedeux heures à la tribune.

Environ deux mille citoyens y étaient rassemblés. Les tribunes étaient garnies de dames en toilette élégante.

L’Assemblée nationale, en refusant aux

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