‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 165 sur 209 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Louis Bonaparte. — Ambition du prétendant. — Sa correspondance. — L’homme de l'aigle. — Nullité du prince.

— Emeute du 12 juin. — M. Carlier, provocateur. — Le général Clément Thomas. — Le coup de pistolet. — Émotion de l’Assemblée nationale. — Proposition de M. Lamartine. — MM. Louis Blanc et Jules Favre. — M. Ledru-Rollin. — MM. Pierre et Jérôme. — Admission deM. Louis. — Sa candidature à la présidence. — Luttes personnelles. — Guerre civile. — Les royalistes bonapartistes. — Les royalistes henriquinquistcs. — Pas de président! — Les ateliers nationaux. — Quinze millions.

— Enlèvement de M. Émile Thomas. — Aveu de M. Trélat. — Lettre de MM. Garnier-Pagès et Arago. — M. Trélat, prisonnier. — Effroi de la bourgeoisie. — Forçats et paresseux. — Protestation des ateliers nationaux. — Défrichement de la Sologne. — Misère du peuple. — Les clubs du désespoir. — Orateurs en plein vent. — Loi terrible contre les attroupements. — Les coups de filet. — La liberté violée. — Deux représentants arrêtés. — Le soir du 22 juin. — Grande fermentation. — Le ministre de la guerre Cavaignac. — Éloignement des troupes de Paris. — Conspiration militaire. — Préludes des journées de juin. — I, es vaincus ont toujours tort.

Le nomination de Louis Bonaparte, comme représentant du peuple, avait excité la susceptibilité de l’Assemblée, en même temps qu’elle

Page 1