‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 181 sur 209 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

che; l’injustice de mes ennemis m’abstient d’en essayer aucune. Quant au peuple, j’ai déjà dit que si j’avais été de concert avec lui, il m’aurait vu sur ses barricades ; et j’y serais mort plutôt que de lâcher pied.

J’ai voulu seulement démontrer à quelles conjectures absurdes la haine des passions politiques peut se hasarder.

Dans la soirée, M. Sénard, président, annonça quelques succès de la garde mobile et de la garde nationale. Il espérait en finir le lendemain avec l’insurrection.

La permanence de l’Assemblée fut donc levée jusqu’au lendemain matin.

La journée du dimanche constata de nouvelles pertes de l’insurrection.

Dans l’après-midi, un envoyé de la mairie de Montmartre vint demander ma présence, ou une lettre qui engageât les insurgés à mettre bas les armes. Je lui répondis que je n’avais aucun pouvoir, et qu’il était trop tard pour que je pusse intervenir utilement. J’invitai les citoyens James, Demontry et Signard à m’accompagner à la présidence avec ce parlementaire, afin qu’on pût lui donner une proclamation qui calmât les insurgés et leur fit quitter les barricades.

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