‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 182 sur 209 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Nous arrivâmes ainsi à la présidence, où se trouvaient le général Cavaignac, M. Sénard, M. Degousée et un autre représentant dont le nom ne m’est pas connu.

Nous exposâmes que l’envoyé désirait une lettre de moi, à défaut de ma présence, mais que je ne croyais pas que ma présence ou une lettre pussent rien faire, dans l’état où en étaient les choses ; j’ajoutai qu’il fallait plutôt une proclamation d’oubli et de pardon du passé.

M. Sénard répondit qu’en effet, dans ma position, il ne me conseillait pas cette démarche.

Alors le général Cavaignac, dont la figure bouleversée annonçait une agitation intérieure extraordinaire, me demanda brusquement :

— Qui êtes-vous ?

— Je suis Caussidiere.

— Si vous n’étiez pas aussi bon républicain, vous ne seriez point ici !

— C’est possible, mais je crois qu’il est urgent d’en finir par la conciliation. Mettez pardon et oubli dans un manifeste, peut-être serez- vous écouté.

Les citoyens Demontry et Signard, joignant 2 20 .

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