DEUXIÈME PARTIE
Ces suppositions favorables et l'air froidement triste empreint sur sa figure lui conservaient une espèce de pitié religieuse : chacun se disait :
— - Il doit être bien malheureux!...'
Vers ce teraps-là, on annonçait vaguement un mouvement projeté pour le 14 juillet. On supposait que le peuple voulait prendre sa revanche. Comme les événements de juin, bien que prévus, avaient cependant surpris les représentants démocrates, je résolus de m’informer et de mettre quelques amis en campagne pour savoir la vérité.
Deux agents de police secrète, ne sachant pas que je connaissais leur numéro, étaient venus me moutonner dans la salle des Pas- Perdus, et leurs propos m’avaient fait craindre quelque provocation.
Mes amis me dirent qu’en effet des bruits d’attaque étaient répandus parmi les ouvriers; mais qu’en général personne ne paraissait disposé à engager un conflit.
Je les invitai à parcourir les différents quartiers de Paris pour supplier le peuple de résister à toute suggestion provocatrice, et pour combattre énergiquement toute velléité d’action : la moindre apparence d’émeute pouvant