DEUXIÈME PARTIE
au sein de la population. Les devoirs du gouvernement devenaient de plus en plus difficiles, et la surveillance de la préfecture de police, plus impérieuse.
La préfecture alors ne relevait que du ministère de l’intérieur. Ce qui concernait l’état moral de la capitale devait être l’objet de rapports spéciaux faits au ministère, qui les transmettait au conseil ; ils comprenaient la politique, la disposition des esprits, le mouvement des clubs, l’arrivée et le départ des étrangers de distinction, enfin, le résumé exact des faits les plus saillants.
Comme ces rapports, trop matériellement rédigés , ne peignaient point assez la physionomie intellectuelle et politique de la ville, il fut convenu que je me rendrais tous les jours au ministère de l’intérieur et que je ferais une analyse verbale de l’état des choses.
Lorsque le ministre était absent, M. Carteret le remplaçait, et M. Monier, secrétaire général à la préfecture, était mon substitut.
Jusqu’alors je n’avais eu à signaler que de sourdes menées réactionnaires, et les efforts insaisissables, mais constants, des royalistes. J’eus bientôt à accuser les tendances violentes du club Blanqui.