DEUXIÈME PARTIE
Le citoyen Flocon se souvint en cette circonstance que pendant 47 ans nous avions marché sous le meme drapeau et mis nos efforts en commun pour amener le triomphe de la cause républicaine.
Il parla de mes efforts constants et des misères que ces luttes m’avaient attirées ; il évoqua le souvenir de mon père dont la vie, toute de probité, avait été un long sacrifice à cette cause. Cette énumération de sentiments républicains devait rencontrer peu de sympathie chez les royalistes.
Deux chefs d’accusation pesaient sur moi, l’un relatif au 15 mai, l’autre aux événements de juin.
Le nombre des votants était de 745. 477 députés votèrent pour l’autorisation de poursuites, 268 représentants votèrent contre.
L’autorisation de poursuites par une juridiction militaire fut votée au scrutin de division par 284 députés sur 759. 458 furent contre.
Je restai donc passible de la cour d’assises seulement ; on m’avait épargné les honneurs d’un conseil de guerre.
Pendant les opérations du vote au scrutin de division, plusieurs amis vinrent près de moi et près de Louis Blanc, pour nous enga-