DEUXIÈME PARTIE
rait, le peuple, lorsqu’il se croirait en droit de s’insurger, saurait bien trouver des armes, et il se ferait un moyen d’attaque de toute chose. Une guerre civile horrible s’engagerait et ne se terminerait que faute de combattants. Mettez les actes du gouvernement en rapport avec la volonté générale , et vous pourrez alors déposer le fusil sans crainte de désordre.
Un gouvernement réactionnaire craindra toujours les exigences du peuple; mais ceux qui connaissent le bon sens pratique des ouvriers, savent qu’ils se contentent de la stricte exécution des promesses qu’on leur a faites, et qu’ils seraient disposés à appuyer avec enthousiasme un pouvoir assez modéré pour se considérer seulement comme le gérant des intérêts de tous.
Pour en arriver là, le président ne doit être que le premier commis de la raison sociale du pays. S’il devient accapareur ou incapable, la nation lui retire son mandat , et tout est dit.
Charger un homme du gouvernement de tous les autres, c’est vouloir les frustrer de leur liberté.
Ces vérités sont banales ; elles ne sauraient trop le devenir. Que les citoyens s’habituent