‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 31 sur 209 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

temps révolutionnaire, d’avoir une certaine force, toujours disponible et capable d’en imposer.

Le Luxembourg avait aussi conçu des craintes. J’y envoyai un poste de volontaires dévoués, et je renforçai la caserne Tournon, voisine de ce palais, afin qu’elle pût y porter de prompts secours, si quelque attaque l’exigeait.

C’était là que le gouvernement provisoire tenait conseil le plus souvent, et cent hommes résolus l’eussent enlevé sans résistance : il fallait donc confier aux révolutionnaires euxmêmes la garde des dictateurs de février.

Sans désigner ici personne, j’avais acquis la certitude que la question d’un enlèvement avait été agitée en certains lieux, que je fis surveiller spécialement.

L’hôtel de ville était aussi armé en guerre.

Les royalistes appelaient cela une ribotte de fusils.

Nos voisins d’outre-mer ne peuvent comprendre l’institution de la garde nationale. Ils prétendent qu’un gouvernement sage devrait la détruire entièrement, et s’en reposer pour la sûreté de la capitale sur une armée en permanence dans ses murs. Outre le grand nombre de troupes qu’un pareil système nécessite-

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