‹ Mémoires de Caussidiere expréfet de police et représentant du peopleChapitre 51 sur 209 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

« La 12 e légion, commandée par Barbes, avait eu le pas sur toutes les légions de Paris, comme étant la plus éloignée des lieux où se passait cette grande scène. Le colonel, à cheval, s'est avancé au milieu des plusvifs applaudissements, et il a dit au gouvernement provisoire : «i Si la légion à laquelle j’ai l’honneur «i de commander est la dernière par son nu- « méro d’ordre, elle ne sera pas la dernière, « soyez-en sûrs, à défendre la république. »

L’enthousiasme de la foule a éclaté par de frénétiques bravos.

« Le colonel du 49 e de ligne, en passant au pied de l’estrade et en abaissant son épée devant le gouvernement provisoire, s’est écrié : « L’armée à la république! » et le peuple s'est mis à battre des mains.

« Quand les blessés de février ont défdé avec leur drapeau, la plupart portant encore les marques héroïques et douloureuses de leur patriotisme, et couverts de la capote grise du malade, le gouvernement provisoire, profondément ému, s’est levé spontanément, et le peuple, non moins ému, criait : « Vivent les blessés ! vivent les braves de février ! »

Les drapeaux avaienl été distribués , au commencement de la revue, aux chefs du gé-

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