CHAPITRE VIII
existait chez le peuple, et des bruits qui couraient sur la formation du nouveau gouvernement :
— Les uns parlent d’un pouvoir composé de trois membres ; les autres veulent nommer un président. Si le premier mode est adopté, il me semble qu’en adjoignant à votre nom ceux de Ledru-Rollin et de Flocon, les intérêts du peuple et delà bourgeoisie seraient ainsi satisfaits en même temps.
— Cette combinaison ne serait point acceptée, me répondit-il ; c’est tout au plus si Ledru-Rollin pourrait y être introduit : quant à Flocon, il n’y faut point songer.
Les quinze cent mille voix que je viens d’obtenir ne m’ont été données que parce que j’ai présenté des garanties de paix et d’ordre ; j’ai vu depuis trois ou quatre jours plusieurs centaines de députés qui se rallieront tous à ces principes.
Je n’insistai pas autrement; mais j’ajoutai que pour assurer la paix et l’ordre si ardemment désirés par tout le monde, il était indispensable que le peuple comptât de vrais révolutionnaires parmi les membres du nouveau pouvoir.
J’appris ensuite de M. Ledru-Rollin que lui