CHAPITRE XI
tionnaire; c’était par notre concours que devaient s’universaliser les principes démocratiques. Un million de citoyens armés se seraient levés comme un seul homme pour affranchir les peuples. Que de sang épargné !
Prôneurs de la paix, vous l’eussiez obtenue plus sûrement par une attitude énergique, qu’en vous abandonnant sur une pente fatale à l’honneur du nom français !
Cependant la pensée d’intervenir en faveur des Polonais et des Italiens germait dans le peuple. Plusieurs patriotes français offrirent leur assistance aux comités étrangers siégeant à Paris. Le citoyen Debray vint me trouver, et me fit part de son intention d’aller à Milan soutenir la révolte contre les Autrichiens, avec cent vingt hommes qui mouraient de faim sur le pavé de Paris, et qu’il avait organisés en compagnie de volontaires. Je cherchai à le prémunir contre des pièges ; il me répondit qu’il était en mesure, et qu’il partait avec des patriotes du pays.
Je lui donnai alors une lettre dans laquelle je le recommandais à M. Lamartine pour les secours de route nécessaires.
— Ayez bien soin, surtout, en présentant ma lettre à M. Lamartine, lui dis-je, d’insister sur
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