DEUXIÈME PARTIE
Le manifeste des travailleurs, imprimé dans tous les journaux populaires, finissait ainsi :
«( Les promesses faites sur les barricades n’étant pas accomplies, et V Assemblée nationale ayant refusé, dans sa séance du 10 mai, de constituer un ministère du travail et du progrès, les ouvriers délégués au Luxembourg se refusent à assister à la fête dite de la Concorde.
« Lagarde, président ; Beshard, vice-président ; Godier, id. ; Lavoir, id. ; Lefaore, secrétaire ; Délit, id. ; Petit.
« Paris, le 11 mai 1848. »
La déclaration publiée par les détenus politiques n’était pas moins significative :
« Une fête a été décrétée pour le 14 mai.
« Les détenus politiques sont conviés à cette fête.
« Mais,
« Attendu que le peuple meurt de faim ;
«i Attendu que les blessures de nos frères saignent encore ;
« Attendu que la présence des détenus politiques à la fête du 14 pourrait être considérée comme une adhésion à tout ce qui s’est fait