DEUXIÈME PARTIE
de Paris et de la province pour la défense de l’Assemblée.
Depuis son investiture, il en agissait ainsi et avait fait choix de commissaires à sa convenance; je devais me conformer à ses ordres. La responsabilité pesait donc tout entière sur lui pour la sécurité de l’Assemblée.
Le 14 mai au soir, j’avais reçu de M. Bûchez une lettre dont voici un extrait :
« On se prépare h reprendre demain ce qui a été en partie manqué hier. La préoccupation de tous ces désordres est de nature à déranger les importants travaux de l’Assemblée nationale. Une poignée de factieux, de fous et d’étourdis, attente ainsi à la souveraineté même du peuple.
«t Je vous prie de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le mouvement avorte, et n’approche pas même du voisinage de l’Assemblée. Agissez habilement et vigoureusement, comme vous l’avez fait hier ; mais que, comme hier, nul attroupement n’arrive seulement à la vue du palais de l’Assemblée.
« Salut et fraternité.
« Le président de l’Assemblée nationale , « Bûchez. «