A MES CONCITOYENS
Victime d’odieuses imputations , je dois dire que je ne suis point découragé de servir ma cause , qui est celle du Peuple. Républicain, démocrate, socialiste, je ne salirai point ce livre par de scandaleuses révélations; car, avant tout, je veux conserver intacte la dignité de Représentant du Peuple.
Trop de rancunes et de basses passions ont agité les hommes du jour, pour y ajouter encore les tristes secrets des turpitudes privées.
Si je récrimine, ce sera contre la politique de ceux ^ qui ont égaré la Révolution ; ils ne s’attendent pas sans doute à mes éloges.
Ce livre n’est donc point la vengeance de l’exilé.
Il a été écrit pour jeter quelque lumière sur cette histoire curieuse et rapide d’une Révolution déjà presque effacée. J’avais besoin aussi d’expliquer les travaux de mon administration et les réformes que j’ai tenté d’y introduire.
Si je n’ai point fait tout le bien désirable, c’est que le temps m’a manqué; mes intentions ont toujours été bonnes et en rapport avec mes principes.
INTRODUCTION