CHAPITRE XIV. Ub
breuses dénégations partirent alors de tous côtés.
Je terminai ainsi :
« Puisque je suis à la tribune, permetteK-iuoi de faire ma profession de foi.
€ Mes sentiments démocratiques sont connus ; mes passions, mes pensées sont pour le Peuple et pour ceux qui ont souffert pour la grande cause de la liberté.
« On a parlé du personnel, qui aurait pu être modifié. Je ne pouvais, sans ingratitude, me séparer d’hommes fidèles et dévoués. En résumé, voulez-vous décréter qu’il y aura une garde républicaine? Voulez-vous les acquérir de cœur et d’âme, ou voulez-vous que je licencie deux mille cinq cents hommes dévoués, qui ont rendu et peuvent rendre encore de grands services? Voilà la question. (Vive agitation et bravos sur plusieurs bancs.)
« Je voulais une police de conciliation ; j’en ai proposé le plan au Gouvernement; je lui ai proposé ce que je vous soumets à votre tour , à savoir : d’organiser les gardes républicaines.
« Avec deux mille cinq cents hommes sages, bien organisés, ayant un bon esprit, vous arriverez à un plus prompt résultat qu’avec dix mille hommes mal disciplinés.