‹ Mémoires de CaussidièreChapitre 15 sur 142 · CHAPITRE IV. US · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. US

boues Pt immondices furent aussi l'objet de divw« règlements.

A la date du 10 mars parut un arrêté qui enjoi< gnit aux boulangers de verser, dans les magasins du grenier d’abondance, le dépôt des farines prescrit par l’ordonnance du 19 juillet 1856.

Le carnaval approchait, et quoique la disposition des esprits ne fût pas aux mascarades, cependant, pour prévenir tout désordre et sauvegarder la moralité de la'République, une ordonnance fut placardée dans Paris.

Il est à remarquer que les bals publics ne furent troublés par aucun scandale, malgré l’absence des anciens mouchards et agents de police. Des volontaires de la garde nationale suffirent seuls à la surveillance des bals de l’Opéra.

Pour les théâtres, j’avais organisé un service de mes fidèles Montagnards, qui s’acquittèrent de leurs devoirs à la satisfaction des directeurs et du public.

C’est ainsi que peu à peu, et dès les premières semaines après la révolution, les traces de cette grande secousse avaient presque disparu. Chacun reprenait ses habitudes et ses affaires. Les promeneurs affluaient sur les boulevards; les voitures

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roulaient dans les Champs-Ëlysées; les ouvriers se rassuraient aux promesses du gouvertiement, et tout semblait alors présager un prochain avenir de prospérité .

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