‹ Mémoires de CaussidièreChapitre 42 sur 142 · C.UAPITKK XIV · texte numérisé non relu

C.UAPITKK XIV

('•laient dans tout leur (léveloppomont. La presse réactionnaire relevait la tête et attaquait un gouvernement de six semaines avec plus d’acrimonie que les républicains eux-inêines n’avaient attaqué le gouvernement des dix-sept années.

Les élections venaient d’être ajournées au 25 avril. La position semblait se compliquer de plus en plus en plus. Il était grand temps d’adopter des mesures fermes et décisives. Le Peuple seul promettait son concours dévoué au Gouvernement sorti des barricades, à condition qu’on suivrait la ligne tracée par le 24 Février.

Une partie du bas clergé paraissait se rallier à la République; mais la majorité des ecclésiastiques lui était hostile, payant ainsi d’ingratitude la liberté que lui avait laissée le Gouvernement, et la sage protection accordée au libre exercice des cultes.

L’armée pouvait être acquise par des mutations dans les grades ; les sympathies les plus vives en faveur de la République existaient dans les rangs des officiers inférieurs et des soldats. Iis ne demandaient qu’à marcher en faveur de leurs frères de la Pologne et de l’Italie.

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