‹ Mémoires de CaussidièreChapitre 67 sur 142 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

fait d’ailleurs fléchir la mienne ; en outre , j’étais déjà au courant de certaines intentions qui ne pouvaient me disposer à pactiser avec la poche à fiel.

Je proposai aussi au ministre, ce jour-là, de porter la garde républicaine, alors en création, au eliiflre de six mille hommes, dont cinq mille à pied et mille à cheval , tous bien et dûment républicanisés, capables de faire de la propagande par la conciliation, et de repousser toute tentative de désordre quelconque. Il me répondit que le Gouvernement acceptait déjà avec peine ce nouveau corps dont on lui désignait l’esprit comme trop révolutionnaire; qu’il fallait s’arrêter là, pour le moment.

Je me contentai donc d’augmenter mon personnel d’agents secrets, et je me lins en garde.

Malgré les protestations mielleuses qu’on me faisait fréquemment, je me déliais, non d’une attaque de vive force, je l’eusse souhaitée , mais des machinations qui nous précipitèrent bientôt dans la seconde période révolutionnaire.

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