‹ Mémoires de CaussidièreChapitre 87 sur 142 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

lonoe, composép de cinq à six mille citoyens, se mit bientôt en marche le long des boulevards, dans un ordre admirable, en criant : Vive la Pologne! et arriva ainsi au pont de la Concorde. J’y avais fait placer deux commissaires de police, qui introduisirent dix délégués dans le palais de l’Assemblée nationale, où ils furent reçus par le repré.senlant Vavin.

Le citoyen Buchet (de Cublize), président de la délégation, adressa un discours énergique au citoyen Vavin, chargé de faire le dépôt des pétitions sur le bureau de l’Assemblée. ’

Le citoyen Vavin répondit qu’il appuyerait de toutes ses forces parmi ses collègues l’idée de rétablir la Pologne au rang des États européens, cette nation ayant toujours possédé toutes ses sympathies.

A la place de la Madeleine, du haut d’un balcon, le citoyen Buchet vint rendre compte au peuple de ce qui s’était passé. Les acclamations qui l’accueillirent se renouvelèrent lorsque M. Vavin, accompagné d’un autre représentant, répéta devant tout le monde la promesse faite aux délégués.

L’Assemblée n’en passa pas moins à l’ordre du jour sur la pétition relative aux Polonais.

inr> MÉMOIRES ne oaussiimere.

Malgn- l« crtlmpde cette^ manireRtAtion sympA*^ OD entendit pourtant le rappel dans les et â* arrondissements, et quelques gardes na> tionaux intervinrent én armes et menacèrent les ouvriers. Peu s’en fallut qu’il ne s’engageât une collision déplorable, car, pour exciter la 1™ légion, les réactionnaires racontaient qu’on avait désarnlé des postes, qu’on se battait sur la place de la Ré-^ volution, et que les représentants étaient menacés.

journée se passa sans autre désordre, mais en rumeurs diverses. Des groupes nombreux, répandus dans les Tuileries, autour de l’Assemblée nationale elle long des boulevards, discutaient sur un ordre du jour ainsi conçu :

ORbRE Dtl JOUR DU 13 MAI 1848.

« Gardes nationales du département de la Seine,

«Le g^éral commandant supérieur s’empresse d’informer les gardes nationales du département de la Seine que l’Assemblée nationale a décidé que la seconde grande fête do la République, qui devait

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