CHAPITRE Xf
avoir lieu deiuain, iA, sérail ajournée au dimnnehe 21 (le ce mois.
« Le Représentant du peuple, général commandant supérieur,
« Signé Coup.TAis. »
(]t>l ajournement était surtout attribué à la résolution prise par les délégués du Luxendiourg et par les détenus politiques, auxquels on avait désigné des places dans le programme de la cérémonie. Les uns et les autres venaient de refuser de s’associer à cette fête, au milieu des circonstances critiques qui menaçaient déjà la patrie.
Les délégués du Luxembourg motivaient leur abstention sur le mépris de l'Assemblée nationale pour cette première promesse du Gouvemément provisoire :
« Le Gouvernement de la République française s’engage à garantir l’existence de l’ouvrier par le travail.
« Il s’engage à garantir du travail à tous les citoyens. • . . . . . .
m MÉMOIRES DK CAUSSIDiERK.
« Il reconnaît que les ouvriers doivent s’associer entre eux pour jouir du bénéfice légitime de leur travail.
« Le Gouvernement provisoire rend aux ouvriers, auxquels il appartient, le million qui va écheoir de la liste civile.
« Garnier-Pagès, maire de Paris, L. Blanc, /'un des secrétaires du Gouvernement provisoire. »
Le manifeste des travailleurs, imprimé dans tous les journaux populaires, finissait ainsi :
« Les promesses faites sur les barricades n’étant pas accomplies, et Y Assemblée nationale ayant refusé, dans sa séance du 10 mai, de constituer un ministère du travail et du progrès, les ouvriers délégués au Luxembourg se refusent à assister à la fête dite de la Concorde.
« Lagarde, président ; Besnard, vice-président : Godier, id. ; Lavoir, id. ; Le- FAiiRE, secrétaire; Délit, id.; Petit,
< Paris, le 11 mai 1848. >