‹ Mémoires de chirurgie (volume 3)Chapitre 85 sur 124 · AMPUTATIONS PARTIELLES DU PIED · texte numérisé non relu

AMPUTATIONS PARTIELLES DU PIED

Pendant de longues années cette question a été à l'ordre du jour de la Société de chirurgie. J'ai fourni pour ma part un assez grand nombre de faits qui sont disséminés dans les Bulletins de cette compagnie.

Depuis quelques années le hasard semble m'avoir mal servi, car j'ai à peine pratiqué à de longs intervalles quelques opérations de ce genre. A la vérité j'exerce maintenant dans un hôpital où les accidents sont plus rares, et je suis de moins en moins partisan des amputations partielles en cas de lésions organiques. Je pense que pour ces dernières, à moins que l'altération osseuse soit bornée au métatarse, il est imprudent de rester trop près du siège du mal, et que mieux vaut amputer d'emblée la jambe au tiers inférieur. C'est une question que je traiterai plus loin avec les développements nécessaires. Toutefois je peux comme preuve récente invoquer l'observation X du Mémoire sur vingt-sept grandes amputations et l'observation VI du même travail.

Si je récapitule toutes les amputations partielles du pied que j'ai pratiquées, je n'ai obtenu de succès durable que lorsqu'il s'agissait de lésions traumatiques ou accidentelles diverses, mais non d'ostéites scrofuleuses.

Mes premières recherches sur cette question remontent à l'année 18521.

Dans la séance du 3 avril, je présentai à la Société de chirurgie deux moignons d'amputations anciennement pratiquées, l'une dans la continuité du métatarse, l'autre dans l'articulation tibio-tarsienne; j'y joignis quelques réflexions sur les amputations partielles du pied en général, et en particulier sur les opérations mixtes, faites moitié clans la continuité, moitié dans la contiguïté des os.

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