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Sir James Paget, Leçons de clin, chirurg

684 HYBRIDITÉ CANCÉRO-SYPHILITIQUE.

siège sur une langue ou une lèvre qui porte des traces de syphilis, ce qui arrive très communément. »

Il est vrai que le même auteur ajoute, quelques lignes au-dessous : « Très importantes sont les combinaisons de la syphilis, et, parmi toutes les affections constitutionnelles, elle paraît être la plus miscible. Les modes et les degrés dont elle est modifiée par les diverses constitutions de ceux qui en sont atteints, méritent une étude plus approfondie que celle qu'on leur a accordée. »

Il faut arriver à l'année 1880, pour voir réellement et sérieusement mise à l'ordre du jour la question de l'hybridité cancéro-syphilitique. M. Verneuil1 le premier, qui avait observé plusieurs cas de cette combinaison, en fait le sujet d'une leçon clinique; et la même année paraît, sous son inspiration, la thèse du Dr Héraud 2, qui relate un cas fort intéressant d'hybridité.

Quelques mois plus tard, au congrès de Londres, M. Verneuil 3, raitantde l'influence des diathèses tuberculeuse, goutteuse ou autres sur la syphilis, aborde de nouveau le sujet, et convie ses collègues étrangers à une discussion, qui resta fort abrégée par suite de leur inexpérience de la question.

Vers la même époque, Langenbeck s publie une belle observation de carcinome lingual avec infiltration gommeuse. Il cite le fait sans le commenter, ni l'accompagner d'aucune réflexion, ce qui doit peu surprendre, l'étude des diathèses étant fort peu en honneur en Allemagne.

En 1883, MM. Barthélémy et Balzer 6 signalent les progrès qu'à faits, depuis quelques années, l'étude des relations de la syphilis et des divers états constitutionnels; et les mêmes auteurs ajoutent : «Ce sont les phénomènes de l'hybridité, et notamment ceux qui résultent du mélange de la syphilis et du cancer, qui ont été le plus étudiés. Verneuil croit que la syphilis, survenant dans le cours d'un cancer du sein par exemple, accélère la marche du cancer. D'autre part, s'appuyant sur un certain nombre de lésions linguales, il pense que la syphilis rend le cancroïde indolent. »

De son côté, M. Homolle 7 résume les opinions des différents

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