‹ Mémoires de chirurgie (volume 4)Chapitre 145 sur 192 · Velpeau, Traité des maladies du sein, p · texte numérisé non relu

Velpeau, Traité des maladies du sein, p

2. Landreau, 1874-, Des syphilomes mammaires, obs. IX. — On retrouvera ces deux observations plus haut aux pages 468 et 4-74. L'observation XV de M. Landreau, prise dans mon service en 1869, rentre également dans le cadre de l'hybridité cancéro-syphilitique de la mamelle (Voy. plu* haut, p. 472).

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permettent pas de dire que la lésion avait des caractères particuliers et mixtes comme dans la région buccale.

Mais ce qui semble incontestable, c'est que la tare syphilitique a produit un point faible, sur lequel a paru l'épithélioma; ce qui n'a l'est pas moins, c'est que le néoplasme a évolué rapidement et ne déterminé aucun phénomène douloureux, sauf dans un cas, où l'élément syphilitique n'était plus capable de lutter avec le cancer, qui était devenu maladie totius substantiœ.

Une seule observation (Obs. XLIV) mentionne le retentissement ganglionnaire, lequel a subi une diminution après l'ablation de la verge ; l'auteur est porté à croire que cet engorgement n'était qu'un reste de l'affection vénérienne, et en tire cette déduction que, en pareil cas, on ne doit pas se presser d'enlever la masse ganglionnaire.

Les observations XLVII et XLVIII montrent que lec hancre peut revêtir l'aspect de l'épithélioma, et l'observation XLIX que l'épithélioma peut simuler un chancre phagédénique : telle est du moins notre interprétation, contrairement à l'auteur qui admet un cancroïde compliqué de chancre phagédénique.

Ces faits sont trop peu nombreux pour nous permettre de discuter les rapports des deux diathèses dans celte région ; aussi nous nous contentons d'en relever les points les plus saillants. Nous avons agi de même pour les observations de cancers du testicule, bien que la relation entre les deux maladies constitutionnelles s'y dévoile plus clairement.

Obs XLIII (résumée). — Cancroïde de la verge chez un syphilitique. — Amputation. — Guérison\

Jean C..., soixante-quatre ans, a été atteint durant sa jeunesse de nombreuses maladies vénériennes : blennorrhagie, chancres et accidents secondaires. Il y a douze ans, vives démangeaisons à la surface du gland, sur lequel apparaît un bouton qui dégénère en un énorme cancroïde, envahissant la moitié de la verge, sans amener de vives douleurs.

Actuellement, tumeur de la grosseur d'un œuf d'oie, irrégulière, inégale, ayant détruit le gland et envahi les corps caverneux; très vasculaire, indolente à la pression, ulcérée en certains points, d'aspect papillaire en d'autres. Détritus sanieux; bords saillants très congestionnés ; peau de la verge amincie, non ulcérée, mais rouge

t. Jullien. Amputation du pénis, Th. de Paris, 1873, p. 100.

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et enflammée; corps caverneux fortement indurés : ganglions inguinaux engorgés. État général débile.

Amputation au fer rouge; bon résultat opératoire.

(Dbs. XLIV (résumée). — Syphilis antérieure. — Epithélioma du pénis. — Amputation. — Guérison l.

Tailleur, trente-huit ans; il y a dix-sept ans, chancre et bu bon . sans manifestations secondaires. Il y a un an, petite tumeur sur le gland qui, par suite d'irritation, augmente peu à peu de volume. Finalement le pénis tout entier devient épithéliomateux : hypertrophie et induration des ganglions de l'aine; phimosis. Amputation du pénis. Un mois et demi après, guérison. Diminution du volume des ganglions.

L'auteur remarque que dans les tumeurs syphilitiques l'induration ne porte pas sur le pénis tout entier; qu'il n'est pas toujours nécessaire d'extirper les ganglions quand ils sont peu atteints, comme dans ce cas; enfin, il pense que l'affection n'était qu'un reste de la maladie vénérienne antérieure.

Obs. XLV. — Chancre récidivant de la verge, suivi d' epithélioma 2.

Le 13 décembre 1876, homme, soixante-cinq ans, admis à King's Collège Hospital. Sept ans avant, chancre suivi un mois après d'une éruption cutanée et de douleurs dans les jambes, plus fortes la nuit. Le chancre se ferme graduellement, mais douze mois après il réapparaît à son ancienne place à la suite d'excès de boisson : il se ferma de nouveau en trois semaines, puis revint quatre ou cinq fois. Ces réapparitions étaient toujours précédées d'excès alcooliques et jamais dues à de nouveaux rapports sexuels.

Pas d'antécédents héréditaires de cancer.

Six semaines avant l'admission, une ulcération s'était montrée à la place ordinaire, mais au lieu de se fermer dans le temps accoutumé, elle s'était étendue et avait été le siège d'une grande douleur, symptôme qu'elle n'avait jamais présenté auparavant.

A l'entrée à l'hôpital, on trouvait des taches d'un brun rouge sur la poitrine et l'abdomen. La moitié gauche du gland, fortement indurée dans la profondeur, présentait à la surface une ulcération irrégulière et légèrement bosselée, dont la base était dure, et qui

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