‹ Mémoires de chirurgieChapitre 1 sur 209 · M DCCC LXXXIII · texte numérisé non relu

M DCCC LXXXIII

A la mémoire vénérée de mes plus anciens maîtres :

J, Lisfranc, chirurgien de l'hôpital de la Pitié,

E. Bazin, médecin de l'hôpital Saint-Louis.

Le premier, dont j'étais l'interne en 1845, proclamait sans cesse la nécessité d'allier la médecine et la chirurgie ; le plus souvent il conformait ses actes à ses préceptes. Je me suis toujours efforcé d'en faire autant.

En 1846, j'eus l'honneur d'être disciple du second, qui plus tard voulut bien m'accorder son amitié. L'équitable postérité reconnaîtra bientôt les services considérables rendus par Bazin et le comptera certainement au nombre des grands médecins du dix-neuvième siècle.

Pour moi qui ne suis que son imitateur dans le domaine de la chirurgie, j'apporte ici de grand cœur, et si peu qu'il puisse peser, l'hommage de ma profonde admiration pour sa belle et droite intelligence. Que cet hommage serve aussi de protestation contre les jaloux qui ont dénigré mon maître et contre les sots, de quelque pays qu'ils soient, qui n'ont pas su ou plutôt n'ont pas voulu le comprendre.

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