Bouisson, même mémoire, p
glace ; sulfate de quinine. Le lendemain, pas d'hémorrhagie : on continue le sulfate de quinine, aucune hémorrhagie ne se reproduit ; la plaie, dont l'aspect était peu favorable, se recouvre de bourgeons charnus; la guérison est complète vers la fin de décembre i.
Obs. XIV. — Ostéosarcome du tibia, douleurs vives, amputation de la cuisse, névralgies et hémorrhagies répétées; soupçon de fièvre intermittente ; sulfate de quinine; cessation des accidents. — Guérison 2.
Jeune homme. Seize ans. Constitution lymphatique. Ostéosarcome de l'extrémité supérieure du tibia droit, ayant débuté vers le mois de septembre 1867. Depuis un mois, douleurs très vives dans la tumeur.
Le 16 janvier 1868, amputation de la cuisse, méthode à deux lambeaux latéraux. Réunion de la moitié antérieure des lambeaux à l'aide de quelques points de suture; l'autre moitié de la plaie reste ouverte; charpie et compresses imbibées d'eau froide; drainage, assurant l'écoulement des liquides. Suites immédiates bonnes ; peu de fièvre, cependant le suintement sanguin primitif est assez intense; le moignon reste très sensible et agité de soubresauts dans la nuit.
Plusieurs jours se passent ainsi. Point de symptômes généraux ; état organique satisfaisant. Toujours douleurs vives dans le moignon. On attribue ces phénomènes à la blessure du nerf sciatique dont on avait été obligé de lier l'artère satellite ; purgatif; extrait thébaïque. La suppuration s'établit; on change la charpie; le pansement est extrêmement pénible; les douleurs sont très vives.
Le huitième jour, la ligature de l'artère du nerf sciatique tombe. Neuvième jour au matin, un gros caillot sort avec la charpie. Dans la nuit précédente, douleur violente, soubresauts du moignon.
Le dixième jour, mêmes accidents; le pansement est imbibé de sang; caillot au fond de la plaie. La réunion se fait en avant. Nulle trace de phlegmon, d'érysipèle, ni de phlébite. Nous pensons toujours à une névrite du sciatique.
Dans la nuit du dixième au onzième jour, le malade s'endort sous l'influence de l'opium, mais il se réveille vers minuit et accuse un grand malaise. A deux heures, les douleurs du moignon sont très vives, on s'aperçoit que le sang coule par la partie postérieure de la plaie et même par l'extrémité antérieure du drain. Compresses d'eau
1. Voir aux notes additionnelles, quelques mots sur le travail de M. Bouisson.