Loccit
exercé dans les pays à fièvre, ont tous constaté dans ces contrées la tendance fâcheuse des lésions traumatiques à dégénérer en ulcère. Les ulcères de la Guyane, de Saigon, de laBasse-Cochinchine, etc., ne sont que des ulcères atoniques, ainsi que l'a parfaitement démontré M. Edouard Guérin, ancien chirurgien de la marine1.
Peut-être ces médecins font-ils jouer dans l'étiologiede ces ulcères un rôle trop considérable au paludisme, l'action débilitante des climats chauds devant également être mise en cause2.
CONLUSIONS
Une lésion traumatique peut devenir la cause occasionnelle d'une fièvre intermittente qui, se produisant pour la première fois, révèle l'empoisonnement de l'économie par le miasme paludéen.
Les accès, ainsi provoqués, peuvent, avoir le caractère pernicieux et, s'ils sont méconnus, compromettre la vie.
Le traumatisme survenant pendant le cours d'une fièvre intermittente peut aggraver celle-ci.
Le paludisme peut imprimer le type intermittent aux complications des blessures : douleur, hémorrhagie, érysipèle. Le phénomène s'accompagne le plus souvent d'un accès de fièvre bien caractérisé.
Il est quelquefois difficile d'expliquer l'intoxication paludéenne par les circonstances locales ou du milieu ; l'absence complète de toute fièvre intermittente ou rémittente antérieure obscurcit le diagnostic ; mais dans ces cas assez rares du reste, la périodicité très évidente des phénomènes et le succès rapide du sulfate de quinine lèveront tous les doutes, surtout si les complications sont accompagnées de frisson, chaleur et sueur. L'examen de la rate, source de renseignements précieux pour le diagnostic du paludisme, n'a presque jamais été fait en pareil cas.
L'hémorrhagie est la plus commune des complications intermittentes observées après de grandes opérations; ces hémorrhagies seraient très graves, si leur cause était méconnue; elles exercent sur l'état général du blessé une influence défavorable, non seule ment par l'affaiblissement qu'elles amènent, mais encore par la terreur